Lettre D'une Pakistanaise Des Années 80 À Sa Génération Et Aux Autres, Par She Ouarem

Depuis, Amelle Chahbi a fait son chemin et s'taxe comme une figure affirmée de l'humour au féminin. À l'affiche de Où est Chahbi ?, mis en scène par Josiane Balasko au théâtre de l'Île, la comédienne de 36 ans a également coréalisé un documentaire, Mais par conséquent nous détestent-ils ? D'abord diffusé sur Planète+, ce film est désormais en salle. Amelle Chahbi y interroge, avec d'autres, la France qui a peur, celle qui se retranche derrière ses certitudes sur tout un chaque personne, noir, israélite, arabe. Dans son nouveau spectacle, elle joue aussi des phototypes, la « beurette gazeuse », « le converti à l'islam », « Tantine Zouzou », phototypes qu'elle explose « façon puzzle », avec découvrir plus ici un sens du rythme, du rire et de l'jam-session parfaits. Rencontre.

Si on n'emploie pas chevreau ou arbi pour les meufs, on trouve des termes avilissants pour les gonzesses et on les emprunte toujours au vocabulaire du colonisé. Ainsi, la moukère ou mouquère (1830) devient rapidement une chienne (1878), puis la pute devient mutuellement le nom de toutes les gronzesses arabes dans des chansons racistes. Or le mot vient du latin mulier par l'intermédiaire de l'ibérique mujer, puis du charabia mujera.

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